Introduction
Des années durant, les employés ont été présentés comme le maillon faible en matière de cybersécurité. Entre ceux qui cliquent sur le mauvais lien et ceux qui partagent les fichiers à toute l’organisation, l’erreur humaine a souvent été pointée du doigt lors des incidents de données. Mais un nouveau joueur, plus puissant, est entré dans le jeu : l’IA.
Que ce soit l’IA générative ou la nouvelle IA agentique qui agit de son propre chef, ces outils se nourrissent des données auxquelles ils ont accès, y compris l’immense quantité d’information non structurée que les employés créent chaque jour sur des plateformes comme Microsoft 365. Contrairement à l’erreur humaine, une mauvaise manipulation de l’IA peut se propager instantanément à travers les systèmes et multiplier les risques plus vite que les contrôles traditionnels ne peuvent réagir.
Ce n’est pas simplement un nouveau risque : c’est un changement complet de paradigme.
Pour s’attaquer aux causes profondes du risque, nous devons accepter cette réalité : la sécurité des données ne relève plus uniquement des TI et, si nous voulons que les employés assument leurs responsabilités, cela doit être simple et sans friction.
Il est temps de cesser de considérer les utilisateurs comme des faiblesses et de commencer à les traiter comme des réducteurs de risque autonomes. Dans un monde où l’IA évolue plus rapidement que les politiques ne s’adaptent, une véritable cyber-résilience naîtra d’une culture où la collaboration sécuritaire devient une seconde nature.

L’engouement pour l’IA, en particulier pour des outils comme Microsoft Copilot et d’autres systèmes d’IA agentique, transforme profondément le fonctionnement des entreprises.
Les équipes métiers prennent les devants, désireuses d’automatiser les tâches, de personnaliser les expériences clients et de devancer la concurrence en améliorant leur performance et leur productivité.
Mais cette dynamique exerce une pression énorme sur les équipes TI et de cybersécurité. Souvent perçues comme la « police de l’innovation », elles doivent intégrer des systèmes d’IA complexes tout en sécurisant des environnements collaboratifs tentaculaires, comme Microsoft 365, où les autorisations s’étendent trop largement et où les données sensibles peuvent rester cachées à la vue de tous.
Cette tension met en évidence un déséquilibre persistant : les dirigeants recherchent rapidité et réduction des coûts, tandis que les équipes de sécurité travaillent en mode réactif, avec une visibilité fragmentée et des outils hérités mal adaptés aux environnements collaboratifs modernes.
C’est là que le modèle s’effondre : lorsque la sécurité des données est perçue comme la seule responsabilité des TI, nous ne faisons que traiter les symptômes. En revanche, lorsqu’elle devient une responsabilité partagée entre les équipes métiers, la conformité et chaque employé, nous commençons à nous attaquer à la cause réelle. C’est la clé d’une sécurité durable et résiliente, à condition qu’elle s’intègre naturellement aux routines quotidiennes.
Selon Gartner, 90 % des organisations offrent une formation en sécurité, mais 69 % des employés admettent encore contourner les règles dans leur travail quotidien. Ce comportement n’est généralement pas de la rébellion, mais le résultat de contraintes opérationnelles, de la recherche de praticité ou d’une mauvaise compréhension des risques.
Ce qui manque réellement, c’est le passage de la formation à la transformation.
Le cadre du programme « Security Behavior and Culture » de Gartner met en lumière un point essentiel : la sécurité doit faire partie intégrante de la culture, et non se limiter à une exigence de conformité. Cela implique de dépasser les campagnes de sensibilisation pour intégrer des incitations comportementales, un engagement contextuel et un accompagnement en temps réel dans les flux de travail quotidiens.
Pour que ce changement culturel s’opère, l’expérience employé doit être fluide. Attendre un changement de comportement sans éliminer les irritants est une recette assurée pour l’échec.

WeActis repose sur ce principe : transformer les utilisateurs en réducteurs de risque actifs et contextuels, directement dans les environnements qu’ils utilisent au quotidien, comme Microsoft Teams, sans perturber leur rythme de travail. Aucun portail supplémentaire, aucun obstacle inutile. Seulement des actions concrètes, là où le travail se fait.
Quand on facilite les bons comportements, les gens les adoptent naturellement.

Pas uniquement aux TI. Pas seulement aux responsables de la sécurité. À l’ère de l’IA et de la collaboration massive, où les données non structurées dominent, chacun a un rôle à jouer : des équipes de direction jusqu’aux employés sur le terrain.
Il est temps de changer de mentalité : passer de « la cybersécurité est un problème technique » à « la cybersécurité est l’affaire de tous ».
En théorie, cela semble simple. Mais en pratique, cela exige des changements opérationnels concrets :
Les organisations qui progressent sont celles qui ont cessé de chercher des coupables et qui construisent des ponts entre les TI, les équipes métiers, la conformité et les utilisateurs. Car la sécurité des données n’est pas une fonction : c’est une culture.
À l’inverse, lorsqu’elle s’intègre aux habitudes de travail et accompagne les employés dans leurs tâches quotidiennes, le succès devient non seulement possible, mais durable.
Conclusion
Si vous lisez ce livre électronique en tant que dirigeant ou membre d’un conseil d’administration, la question n’est pas seulement : « Nos données sont-elles sécurisées ? », mais plutôt :
« Agissons-nous à la source du problème et donnons-nous à chacun les moyens de faire partie de la solution, sans compliquer leur travail au quotidien ? »
Ce virage ne se produit que lorsque nous cessons de considérer la cybersécurité comme la responsabilité de quelqu’un d’autre et que nous la transformons en responsabilité partagée, intégrée au rythme réel du travail.
Allez au-delà de la formation annuelle. Investissez dans une solution contextuelle, axée sur les comportements, qui engage les employés en temps réel dans les outils qu’ils utilisent déjà.
Ne vous contentez pas d’audits rétroactifs. Privilégiez des solutions qui identifient les données à risque, cartographient les autorisations et mettent en évidence les comportements risqués des utilisateurs.
Intégrez des indicateurs de sécurité partagés dans les KPI d’affaires. Faites de la sécurité un enjeu opérationnel pour tous les services, et non un simple correctif TI.
Si la sécurité complique les choses, les employés chercheront des raccourcis. Choisissez des outils et des processus qui favorisent naturellement les bons comportements, sans effort supplémentaire.
« Quel comportement devrions-nous adopter plus souvent, et qu’est-ce qui nous en empêche ? »
La réponse en dira plus sur votre posture de sécurité que n’importe quel rapport de pare-feu.
L’adoption de l’IA est inévitable. Mais la nécessité de protéger l’actif le plus précieux de votre organisation — vos données et celles de vos clients — l’est tout autant.
En passant d’une approche centrée uniquement sur les TI à une responsabilité partagée, et en faisant du chemin sécuritaire la voie naturelle, nous ne faisons pas que réagir plus vite : nous devenons proactifs et réduisons la probabilité même des incidents.
C’est ainsi que se construit une posture de sécurité résiliente et durable.
Car aujourd’hui, le véritable avantage concurrentiel réside dans notre capacité à bâtir une culture où chacun agit de façon responsable, sans effort supplémentaire, simplement parce que tout a été pensé pour faciliter le bon comportement.
Faire du chemin sécuritaire la voie naturelle